
La Femme et le pantin
The Devil is a woman- 1932
- 1h20
- Noir et blanc
- numérique 2K
- visa 05891
Avec Marlene Dietrich, Edward Everett Horton, Lionel Atwill.
Mostra de Venise 1935
Prix de la meilleure photographie pour Josef von Sternberg et Lucien Ballard.
Lors du Carnaval de Séville, Antonio (Cesar Romero) rencontre la célèbre et énigmatique Concha Perez (Marlene Dietrich) , à laquelle il fixe un rendez-vous pour le soir même. Il retrouve entre temps un ancien compagnon d’armes, Don Pasqual (Lionel Atwill) qui entreprend de le dissuader de se rendre à ce rendez-vous amoureux. Par le passé, Don Pasqual a lui même eu une aventure avec Concha et lui raconte sa propre expérience, désastreuse. À plusieurs reprises il a tenté de retenir cette femme insaisissable et cruelle qui s’est jouée de lui.
« Moins diva fatale que passante joyeusement insaisissable, l’héroïne qui échauffe ici les cœurs est surtout une figure de liberté. Elle fanfaronne, cabotine, minaude, exagérant le jeu de la séduction. Elle ne fait que renvoyer aux hommes l’image grotesque de leur aveuglement, leur vanité et leur impuissance. »
Télérama
Ce film “maudit”, qui marquera la fin du duo Sternberg/Dietrich est une des nombreuses adaptations cinématographiques du célèbre roman éponyme de Pierre Louÿs. Marlene Dietrich écrit dans son autobiographie qu’il s’agissait, parmi ses collaboration avec Von Sternberg, de son film préféré.
Le cinéaste nous emmène cette fois en terre andalouse et brosse le portrait d’une femme capricieuse et insaisissable, n’écoutant que ses propres désirs spontanés
et fuyant l’emprise masculine avec une cruauté qui humilie ses prétendants. Elle se sert de son charme pour extorquer de l’argent à Don Pasqual, faisant de lui son pantin. Cette manipulation diabolique n’est rendue possible que grâce à la féminité exacerbée de Concha, notable jusque dans le jeu d’acteur de Marlene Dietrich, minaudant à l’excès, vêtue de costumes toujours plus extravagants. L’histoire se déroule dans un cadre baroque où le délire décoratif est poussé à l’extrême. La richesse de l’image qui magnifie la figure de Marlene Dietrich n’a d’égale que la charge dramatique du récit et de la mise en scène.


